Relations algéro-américaines : Le chef de l’armée algérienne échange avec le patron de la CIA

CIA
Le dialogue sécuritaire entre l'Algérie et les États-Unis semble se maintenir à un niveau élevé. Le général d'armée Saïd Chengriha, chef de l’Etat-Major de l'armée algérienne, a reçu un appel téléphonique, mardi, de William Joseph Burns, directeur de la CIA, l’agence centrale du renseignement américain.

Entre autres « questions d’intérêt commun » évoquées, un communiqué du ministère algérien de la Défense a souligné que les deux parties « ont fait part de leur volonté commune de consolider les liens de coopération et la coordination entre les deux pays dans le volet sécuritaire ». La même source ajoute que « les discussions ont également constitué une opportunité pour les deux parties d’exprimer leur satisfaction du niveau de coordination sécuritaire atteint, notamment dans le domaine de la lutte antiterroriste ».

Cet échange n’est pas le premier du genre, durant l’année en cours, entre les hauts responsables des deux pays. Ce qui confirme l’importance qu’ils accordent à la coopération sécuritaire, qui s’est accrue ces dernières années. Au mois de juin, une délégation américaine interministérielle, composée de hauts fonctionnaires des départements d’État, du Trésor et de la Défense, a effectué une visite à Alger dans le cadre d’« un dialogue sécuritaire entre l’Algérie et les États-Unis visant à faire progresser les objectifs régionaux communs de stabilité et de lutte contre le terrorisme », précisait alors l’Ambassade américaine. 

Algérie et USA unis contre le terrorisme en Afrique

Il est à noter que l’Algérie et les USA mènent, désormais, une coopération renforcée sur les plans sécuritaire et antiterroriste, en cherchant ensemble à « asseoir la stabilité et la prospérité en Afrique du Nord et au Sahel ». Il y a lieu de rappeler, dans le même ordre, les visites dans le pays du chef du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), le général Michael Langley, en février 2023, et de la sous-secrétaire d’Etat américaine au contrôle des armements et à la sécurité internationale, Bonnie Denise Jenkins, un mois plus tard.

Ceci sans compter les visites et entretiens entre les diplomates des deux pays, à l’image du déplacement du ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, à Washington, le mois passé, ou ceux de la sous-secrétaire d’Etat américaine en charge des organisations internationales, Michele Sison, qui s’est rendue à Alger, à deux reprises, en janvier et juillet derniers.

Tout ceci pour dire que le dialogue sécuritaire entre Alger et Washington a atteint un niveau d’excellence, malgré certaines divergences de vue qui subsistent par rapport à quelques questions internationales. Il semblerait que leurs différends soient surpassés par les enjeux du combat conjoint contre le terrorisme et du dossier sécuritaire d’une manière générale, surtout avec le Sahel redevenu une vraie poudrière durant les deux dernières années.  

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