Mort de l’humoriste d’origine algérienne Wahid Bouzidi

Wahid Bouzidi
L’humoriste et comédien franco-algérien, Wahid Bouzidi, est décédé, ce dimanche 20 août, à l’âge de 45 ans, suite à un AVC.

« Wahid nous a quitté ce matin. Prions pour lui, sa famille et ses amis », a annoncé sa page officielle sur Facebook. Victime d’un « nouvel » accident vasculaire cérébral (AVC), mercredi dernier, à Marrakech (Maroc), où il passait ses vacances, il a été hospitalisé d’urgence. Cependant, il n’a pas pu se réveiller de son coma cette fois-ci, en sachant qu’il a survécu à deux autres AVC dans le passé.

Né en 1978, dans le département de la Seine-Saint-Denis de parents algériens, Wahid s’est fait connaître du grand public grâce à sa participation au Jamel Comedy Club sur Canal+, émission dont il est l’une des principales figures depuis son lancement en 2006. Il quitte prématurément la scène qu’il chérissait tant. Aussitôt qu’il découvre le stand-up en 2005, avec la bande de son mentor Jamel Debbouze, que ce soit dans le cadre du Comedy Club puis du festival Marrakech du rire, il se délectait à multiplier ses apparitions dans différents festivals et salles en France, en Europe et en Algérie, son pays d’origine.

« Nous avons eu l’honneur de collaborer avec lui en Algérie et en France, ses deux pays de cœur… Nous pouvons témoigner de son professionnalisme, de son éducation et de son dévouement pour toute initiative qui venait de l’Algérie », souligne un communiqué du festival Algé’Rire, duquel il était habitué.

Wahid, le « nounours » algérien du PAF !

Imposant était Wahid, non pas seulement par son physique de « nounours », mais aussi par ses talents de comédien, particulièrement en improvisation. Certes, il est connu surtout pour être l’un de ceux qu’on connaît comme des « acteurs de second rôle » dans le cinéma français, toutefois il avait une filmographie riche d’une vingtaine de films. Ayant été révélé au septième art par Ze Film (Guy Jacques, 2004), il sera dans la distribution de plusieurs comédies populaires françaises : Case départ (Lionel Steketee, Fabrice Éboué et Thomas Ngijol, 2011) ; Mohamed Dubois (Ernesto Oña, 2013) ; Neuilly sa mère, sa mère ! (Gabriel Julien-Laferrière, 2018) ou encore Alad’2 (Lionel Steketee, 2018).

Au théâtre, comme le souligne la présentation de son tout dernier one-man show au République (Paris), intitulé « Wahid… il se relève » (2023), il est « un adorable être humain et un méchant vanneur. 100% authentique, 200% comique et 300% d’IMC selon son médecin ». Faut-il donc préciser pourquoi il était également le poids lourd de l’autodérision ? « D’un tournage de film à Ouarzazate sous les 55 degrés, à son casting raté de danse avec les stars pour cause d’ascenseur en panne, en passant par ses 11 frères et sœurs dont 1 fiché par Interpol, vous allez comprendre pourquoi l’humour a toujours été son arme de destruction massive », écrit-on dans le pitch de son quatrième et ultime spectacle, après « Wahid se lâche » (2009), « Wahid avant quand j’étais gros » (2012) et « Graisse anatomie » (2022).

Enfin, il a été à l’affiche de la pièce La grande évasion (Youssef Bouchikhi, 2017) avec, entre autres, son compère de toujours Booder. Les deux humouristes sont parmi les pensionnaires les plus assidus et drôles de la célèbre émission Vendredi, tout est permis, animée par Arthur sur TF1. L’animateur et producteur a, d’ailleurs, publié un émouvant message sur ses réseaux sociaux : « Quelle triste nouvelle. Wahid, je garderai en mémoire ta gentillesse, ta douceur, ta bienveillance et des années de fous rires dans Vtep. Je pense fort à ta famille, tes proches, tes amis et à Booder dans cette douloureuse épreuve ».

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