Abdelmadjid Tebboune ne veut pas de « visite touristique » à Paris

Tebboune Visite en France
La visite du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, en France n’est pas annulée. Néanmoins, il y a une mésentente entre Alger et Paris autour de son contenu.

Dès que cela sera réglé, le déplacement s’effectuera. C’est en tout cas ce qu’a déclaré, en substance, le chef d’Etat lors de son entrevue avec des représentants de médias locaux, diffusée samedi soir sur la télévision publique algérienne.

Dans la matinée, un extrait de l’entrevue a été diffusé. On y entendait le président Tebboune affirmer que sa visite en France est toujours « à l’ordre du jour ». Lors de la diffusion de l’entretien dans son intégralité, il a évoqué les motifs qui ont fait que la date de son voyage officiel ne soit pas encore fixée.

« Cette visite n’est pas annulée », a-t-il affirmé, à ce propos, avant d’ajouter : « Nous attendons le programme de la visite qui sera établi par la Présidence française ». C’est apparemment là où ça a coincé. L’orateur a précisé qu’il y a eu un « problème de contenu » de ladite visite, qui « doit être, a-t-il soutenu, couronnée de résultats tangibles ». Il a cité comme exemples ses récentes visites en Chine, en Russie, au Portugal et en Italie, qui se sont achevées avec des « annonces », « décisions » ou « accords » concrets.

La realpolitik du président algérien

« Ce déplacement ne devrait pas être une visite touristique », ironise le président algérien. « Je ne partirai pas pour défiler dans les Champs Élysées avec la cavalerie de la Garde républicaine », a-t-il encore lancé, avant de préciser que son séjour en France doit être consacrée entièrement au travail pour « renforcer les relations bilatérales, tourner des pages et en ouvrir de nouvelles, traiter des dossiers ».

Faut-il rappeler encore que cette visite d’Etat a été reportée à deux reprises, en mai et juin 2023. Après le second report, plusieurs sources médiatiques françaises avaient évoqué ledit problème de « contenu ». La question n’est donc pas encore réglée. Abdelmadjid Tebboune a tenu, néanmoins, à préciser qu’« il n’y a aucun différend » avec son homologue français. D’après lui, la visite est « inscrite » dans son agenda et dans « celui du président Emmanuel Macron ». Il ne faut juste pas, a-t-il répété plus d’une fois, que « ça se transforme en visite touristique ».

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