Gouvernement Attal, retour sur des décisions droitières et pragmatiques  

Gabriel Attal à l'assemblée nationale

Dans son discours de politique générale, de mardi dernier, le tout nouveau Premier ministre français, Gabriel Attal, a utilisé un ton droitier. C’est le moins qu’on puisse dire. Entre autres sujets d’actualité, il a évoqué plusieurs sujets qui concernent directement ou indirectement l’immigration algérienne en France. Retour sur ses 4 principales annonces en la matière.

Un appel aux médecins étrangers est lancé pour exercer en France, du moins tant que la pénurie médicale sévira dans l’Hexagone. Après les annonces lors de la conférence de presse du président Emmanuel Macron le 16 janvier, c’est son premier ministre Gabriel Attal qui a fait le service après-vente dans son discours de politique générale : « Les effets de la suppression du numerus clausus ne se feront pas sentir immédiatement. Alors nous devons mettre en œuvre des solutions fortes tout de suite. C’est pourquoi, nous procéderons à la régularisation des médecins étrangers sur notre territoire. », a-t-il indiqué.

Faire face aux déserts médicaux à tout prix

Outre la régularisation des médecins présents en France, il a révélé une précision de première importance sur la manière de procéder au recrutement de nouveaux praticiens : il ira les chercher dans leur pays, en expliquant clairement : « Je vous l’annonce, je nommerai un émissaire chargé d’aller chercher à l’étranger des médecins qui voudraient venir exercer en France ». Cette solution, qui oublie que les pays d’origine ont besoin de leurs corps médicaux, part d’un constat que Gabriel Attal a résumé : « Aujourd’hui, quel est le problème ? Nos compatriotes ne trouvent pas de médecins et les délais aux urgences se rallongent. Cela se traduit par la désertification de notre pays, et par la saturation de nos hôpitaux ». Face à cela, le Premier ministre a également proposé une mesure forte : le rétablissement de l’obligation du tour de garde les week-end pour les libéraux. Outre l’« importation », Attal a aussi évoqué le rapatriement d’expatriés, disant chercher « le moyen de faire revenir les jeunes français qui étudient à l’étranger ». Selon la chaîne France info, il s’agit de « quelque 18 000 étudiants, principalement dans des filières médecine, pharmacie et psychologie ».

L’aide médicale d’Etat réformée avant l’été

D’autre part, Gabriel Attal a profité de son discours très droitier dans son ensemble pour donner un délai pour la réforme de la réforme de l’aide médicale d’Etat, annoncée par l’ancienne chef de gouvernement Elisabeth Borne. « Nous le ferons avant l’été par voie réglementaire, avec une base qui est connue : le rapport Evin-Stefanini », pour éviter sur ce sujet polémique les débats sans fin à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Accélérer la lutte contre l’immigration illégale

Gabriel Attal a bien sûr donné de la voix, en une formulation brève, sur l’immigration illégale : « Nous devons renforcer notre souveraineté nationale et européenne où nos frontières doivent être respectées. La lutte contre l’immigration illégale doit continuer à s’intensifier. Il faut assumer d’accueillir moins pour accueillir mieux ». Son propos a aussi fait une autre révélation sur le point de passage entre l’Italie et la France où la « border force » a permis selon les chiffres du ministère de l’Intérieur « plusieurs milliers d’interpellations à la frontière italienne ».

Rétablir l’autorité de l’Etat et des « parents » !

Dans son élan droitier, le Premier ministre a évoqué les émeutes de juin 2023, où les délinquants étaient français pour une large majorité, mais d’origine immigrée pour la plupart. Passant en mode coercitif et quasi-martial, il a souhaité un nouvel arsenal juridique des sanctions, avec une formule de père fouettard : « tu casses tu répares, tu salis tu nettoie ». Niant les causes sociales et économiques, il a fustigé « ceux qui ont coupé les ponts avec notre société, qui ne respectent plus leurs parents, pour qui la violence semble être un moyen comme un autre de tromper l’ennui ». Pour ces cas, « nous devons faire respecter l’autorité partout, dans les classes, dans les familles, dans les rues ». Ainsi affirme-t-il, « nous créerons des travaux d’intérêt éducatif donnés plus facilement que des peines d’intérêt général. », qui en l’état actuel du droit ne peuvent être prononcées pour les moins de 16 ans. Mieux encore,  il soutiendra « la mise en place de travaux d’intérêt général pour les parents de jeunes délinquants qui se sont totalement et volontairement soustraits à leurs obligations et responsabilités parentales ».

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