Colonisation en Algérie : Chronologie des événements entre 1830 et 1962

Colonisation en Algérie : Chronologie des événements entre 1830 et 1962 30 avril 1827 Le Coup d’éventail Le dey Hussein gifle le consul de France à Alger, Pierre Deval, qui s’est opposé d’une façon insolente à sa demande de remboursement d'un emprunt. 14 juin 1830 L’armée française débarque à Alger Le roi de France, Charles X, qui souffrait d’une fronde interne ordonne au compte Louis de Bourmont de conduire une expédition punitive contre la Régence d’Alger. 30 mai 1837 Traité de la Tafna Signé avec le général Bugeaud, ce document établissait la reconnaissance de l’autonomie de l’Etat fondé par l’émir Abdelkader dans l’ouest, sous la souveraineté nominale de la France. 10 octobre 1837 Siège de Constantine Pour mettre un terme à la résistance dans l’est, conduite depuis Constantine par Ahmed Bey, la ville fortifiée est assiégée par l’armée coloniale. Elle est conquise trois jours plus tard. 23 décembre 1847 Reddition de l’émir Abdelkader Acculé par la perte de Mascara en 1841, de Tlemcen en 1842, de sa smala en 1843, et lâché par son allié le roi du Maroc en 1844, l’émir Abdelkader est contraint de capituler. 16 juillet 1849 Siège de Zaatcha Pour mettre un terme à la résistance conduite par Cheikh Bouziane, le village de Zaatcha (Biskra) a été assiégé et défait dans le sang, le 26 novembre, avec au bout un vrai massacre. 11 juillet 1857 Arrestation de Lalla Fatma N'Soumer La cheffe de la résistance en Grande Kabylie, aux côtés notamment de Chérif Boubeghla à partir de 1851, a été défaite, capturée et emprisonnée par le général Joseph Vantini. 24 octobre 1870 Signature du décret Crémieux Du nom du ministre de la Justice, Adolphe Crémieux, ce décret a attribué d’office la citoyenneté française à environ 35 000 Juifs algériens. 15 mars 1871 Insurrection de 1871 Cette révolte, conduite par Cheikh El Mokrani et son frère Boumezrag, ainsi que Cheikh El Haddad, a été la dernière grande résistance au nord de l’Algérie. Elle prend fin début 1872. 26 juillet 1873 Loi Warnier ou Loi des colons La loi, du nom du député qui l’a portée, a supprimé la propriété collective des terres. Elle encouragea la colonisation libre et la spoliation « légale ». 28 juin 1881 Code de l’Indigénat Après l’arrêté préfectoral du 9 février 1875, à Alger, cette loi imposa à tous les indigènes d’Algérie une liste d’infractions et de sanctions discriminatoires et souvent extrajudiciaires. 24 décembre 1902 Création des Territoires du Sud La conquête du Sahara s’achève avec la prise du Hoggar-Tassili, au début des années 1900. La loi du 24 décembre 1902 créa les « Territoires du Sud » pour administrer le Grand Sud. 20 juin 1926 Naissance de l’Étoile nord-africaine (ENA) Créée en France, comme association des musulmans nord-africains, l’ENA se transforma en organisation politique, nationaliste et révolutionnaire, à partir de son congrès de 1933. 11 mars 1937 Fondation du Parti du peuple algérien (PPA) Messali Hadj, président de l’ENA interdite, fonda le PPA. Le parti défend aussitôt l’indépendance. En 1939, il est dissous et passe dans la clandestinité. Il retrouve la légalité en octobre 1946, sous le sigle MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques). 08 mai 1945 Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata Des manifestations indépendantistes, qui ont eu lieu le même jour que la capitulation de l’Allemagne nazie marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont été violemment réprimées par l’armée française. Le nombre des victimes est estimé à 45 000 personnes. 18 février 1947 Création de l’Organisation spéciale (OS) Lors du Congrès national du PPA-MTLD, les 15 et 16 février 1947, l’aile légaliste impose l’option de la participation aux élections. En concession, elle accorde à l’aile radicale la création d’une organisation paramilitaire clandestine pour préparer la lutte armée. 04 et 12 avril 1948 Élections à la Naegelen Marcel-Edmond Naegelen, gouverneur général de l’Algérie entre 1948 et 1951, a organisé une fraude massive lors des élections du second collège de l’Assemblée algérienne. Cette triche se répéta en 1951 et 1954. Cela a sonné le glas de l’illusion électoraliste. 1er novembre 1954 Déclenchement de de la Guerre de libération nationale Une série d’attentats vise les intérêts français en Algérie, le même jour, surnommé la « Toussaint rouge ». Les attaques sont revendiquées par une nouvelle organisation, le Front de libération nationale (FLN), à travers la « Déclaration du 1er novembre 1954 ». 20 août 1955 Attaques du Nord-Constantinois L’ALN (Armée de libération nationale), bras armé du FLN, mène une grande offensive pour desserrer l’étau sur la Révolution algérienne dans la région Aurès-Nememcha, assiégée par l’armée coloniale. Celle-ci se venge par le massacre de milliers de civils. 19 mai 1956 Grève des étudiants À l’appel du FLN, les étudiants algériens, en Algérie et à l’étranger, ont organisé une grève illimitée et rejoint la lutte armée pour l’indépendance. 20 août 1956 Congrès de la Soummam Ce congrès clandestin du FLN a structuré la lutte armée et jeté les fondements du futur Etat algérien. Il a divisé le pays en six régions militaires (wilayas) et créé une sorte de capitale, en l’occurrence la Zone autonome d’Alger. Il a doté aussi la révolution de nouveaux organes dirigeants : le Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) et le Comité de coordination et d'exécution (CCE). 28 janvier-04 février 1957 Grève des 8 jours Le CCE organise une grève générale, largement suivie sur l’ensemble du territoire algérien, pour montrer le soutien populaire à l’action révolutionnaire. Cet événement d’envergure a contribué à ce que l’ONU inscrive la question algérienne à l'ordre du jour de sa 11e Assemblée générale. 07 janvier – 9 octobre 1957 Bataille d’Alger Dans une tentative désespérée de mettre un terme aux actions armées du FLN-ALN à Alger, le pouvoir civil colonial a délégué tous les pouvoirs au général Jacques Massu, commandant de la 10e division parachutiste. Celle-ci fera recours massivement à la torture. 13 avril 1958 Création de l’équipe de football du FLN Composé essentiellement de joueurs professionnels algériens évoluant dans le championnat français, dont certains étaient qualifiés en Coupe du monde avec l’équipe de France, le « onze de l’indépendance » devient l’ambassadeur sportif de la révolution algérienne. 13 mai 1958 Putsch d’Alger Des généraux en poste à Alger, défenseurs acharnés de l’« Algérie française », organisent un coup d’Etat. Le général Charles de Gaulle est rappelé au pouvoir, le 1er juin 1958. 19 septembre 1958 Proclamation du GPRA La création du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) a été annoncée officiellement par son premier président, Ferhat Abbas, depuis le Caire. 24 janvier - 1er février 1960 Semaine des barricades Des partisans extrémistes de l’Algérie française organisent un mouvement insurrectionnel dans les rues d’Alger, qui fait plusieurs morts. 13 février 1960 Début des essais nucléaires au Sahara La France devient officiellement une puissance nucléaire avec le succès de la première détonation, baptisée Gerboise bleue. Les essais se poursuivront jusqu’à 1966. Cela s’est fait au prix d’un vrai scandale sanitaire, dont les conséquences sont toujours perceptibles. 11 décembre 1960 Manifestations contre la « troisième voie » En visite à Alger pour proposer une solution de « troisième voie » à la crise algérienne, le général de Gaulle a été confronté à d’importantes manifestations, organisées par le FLN, qui ne revendiquaient rien que l’autodétermination et l’indépendance. Le 20 décembre, la 15ème session de l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution dans ce sens. 8 janvier 1961 Référendum sur l'autodétermination de l'Algérie Décidé par le général de Gaulle, ce scrutin a ouvert la voie à l’indépendance de l’Algérie. 75% des électeurs français ont approuvé le projet d’autodétermination du peuple algérien. 11 février 1961 Création de l’Organisation de l’armée secrète (OAS) L’OAS est un groupe terroriste d’extrême-droite. Ses différentes branches commettront plusieurs attentats et exactions pour défendre, en vain, la présence française en Algérie. 17 octobre 1961 La Bataille de Paris Sous les ordres du Préfet de police de Paris, Maurice Papon, des centaines de manifestants algériens favorables à l’indépendance ont été tués. Certains sont morts noyés dans la Seine. 8 février 1962 Massacre du métro Charonne Pour dénoncer les attentats de l’OAS et soutenir la paix en Algérie, des syndicats et des partis de gauche ont organisée une manifestation pacifique au niveau de la place de la Bastille. Or, une charge de la police au niveau du métro Charonne cause la mort d’une dizaine de victimes. 18 mars 1962 Signature des Accords d’Évian Les négociations entre le GPRA et le gouvernement français s’achèvent par la signature d’un traité de paix et la proclamation d’un cessez-le-feu, qui entra en vigueur le lendemain, le 19 mars. Le référendum du 8 avril 1962, en France, et celui du 1er juillet 1962, en Algérie, approuvent les accords, respectivement à 91% et à 99% des votes. 28 mars 1962 Installation de l’Exécutif provisoire Appelé aussi « Gouvernement de Rocher Noir », il s’agit d’une structure chargée de gérer les affaires courantes. Présidé par Abderrahmane Farès, cet exécutif de transition transmettra ses pouvoirs à l’Assemblée nationale constituante, le 25 septembre, et au 1er gouvernement Ahmed Ben Bella, le 27 septembre. 03 juillet 1962 Levée du drapeau algérien à Sidi Fredj Les couleurs nationales ont été levées sur les lieux de débarquement de l’armée coloniale. Durant la cérémonie symbolique, c’est le colonel Mohand Oulhadj, chef de la wilaya III historique, qui aura l’honneur d’avoir hissé le drapeau algérien officiellement au premier jour de l’indépendance effective. 05 juillet 1962 Proclamation de l’indépendance de l’Algérie Le GPRA proclame officiellement l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet, journée qui sera célébrée comme fête nationale. Ainsi, le peuple algérien a tourné définitivement la page de 132 ans de colonisation et pris sa revanche par rapport au 5 juillet 1830, date de la prise d’Alger par l’armée française.

Cette infographie résume les événements importants qui ont marqué la colonisation française en Algérie, à commencer par Le Coup d’éventail jusqu’à la Proclamation de l’indépendance. Le fait colonial a profondément altéré la société algérienne et les épisodes clés, présentés ici, ont façonné eux-mêmes le contexte historique conduisant à l’indépendance de l’Algérie. Malgré d’importants changements opérés par les forces coloniales, civiles et militaires, sur les plans politique, social et culturel, et imposés à l’ensemble des populations autochtones pour asseoir durablement le mythe de l’« Algérie Française », la marche normale de l’Histoire n’a pas été empêchée. Ladite machine de domination, construite autour de l’action militaire, de la réforme administrative, l’exploitation économique et la visée missionnaire, n’a fait que susciter des mouvements successifs de résistance qui ont abouti à la lutte armée déclenchée par le FLN (Front de libération nationale), le 1er novembre 1954. La présente chronologie illustre donc les conflits et les bouleversements qui ont caractérisé la relation entre la France coloniale et l’Algérie, pendant plus de 132 ans, jetant les bases de la nation algérienne moderne qui a recouvré sa souveraineté, le 5 juillet 1962.

Chronologie de la colonisation française en Algérie

30 avril 1827

Le Coup d’éventail

Le dey Hussein gifle le consul de France à Alger, Pierre Deval, qui s’est opposé d’une façon insolente à sa demande de remboursement d’un emprunt.

14 juin 1830

L’armée française débarque à Alger

Le roi de France, Charles X, qui souffrait d’une fronde interne ordonne au compte Louis de Bourmont de conduire une expédition punitive contre la Régence d’Alger.

30 mai 1837

Traité de la Tafna

Signé avec le général Bugeaud, ce document établissait la reconnaissance de l’autonomie de l’Etat fondé par l’émir Abdelkader dans l’ouest, sous la souveraineté nominale de la France.

10 octobre 1837

Siège de Constantine

Pour mettre un terme à la résistance dans l’est, conduite depuis Constantine par Ahmed Bey, la ville fortifiée est assiégée par l’armée coloniale. Elle est conquise trois jours plus tard.

23 décembre 1847

Reddition de l’émir Abdelkader

Acculé par la perte de Mascara en 1841, de Tlemcen en 1842, de sa smala en 1843, et lâché par son allié le roi du Maroc en 1844, l’émir Abdelkader est contraint de capituler.

16 juillet 1849

Siège de Zaatcha

Pour mettre un terme à la résistance conduite par Cheikh Bouziane, le village de Zaatcha (Biskra) a été assiégé et défait dans le sang, le 26 novembre, avec au bout un vrai massacre.

11 juillet 1857

Arrestation de Lalla Fatma N’Soumer

La cheffe de la résistance en Grande Kabylie, aux côtés notamment de Chérif Boubeghla à partir de 1851, a été défaite, capturée et emprisonnée par le général Joseph Vantini.    

24 octobre 1870

Signature du décret Crémieux

Du nom du ministre de la Justice, Adolphe Crémieux, ce décret a attribué d’office la citoyenneté française à environ 35 000 Juifs algériens.

15 mars 1871

Insurrection de 1871

Cette révolte, conduite par Cheikh El Mokrani et son frère Boumezrag, ainsi que Cheikh El Haddad, a été la dernière grande résistance au nord de l’Algérie. Elle prend fin début 1872. 

26 juillet 1873

Loi Warnier ou Loi des colons

La loi, du nom du député qui l’a portée, a supprimé la propriété collective des terres. Elle encouragea la colonisation libre et la spoliation « légale ».

28 juin 1881

Code de l’Indigénat

Après l’arrêté préfectoral du 9 février 1875, à Alger, cette loi imposa à tous les indigènes d’Algérie une liste d’infractions et de sanctions discriminatoires et souvent extrajudiciaires.

24 décembre 1902

Création des Territoires du Sud

La conquête du Sahara s’achève avec la prise du Hoggar-Tassili, au début des années 1900. La loi du 24 décembre 1902 créa les « Territoires du Sud » pour administrer le Grand Sud.

20 juin 1926

Naissance de l’Étoile nord-africaine (ENA)

Créée en France, comme association des musulmans nord-africains, l’ENA se transforma en organisation politique, nationaliste et révolutionnaire, à partir de son congrès de 1933.

11 mars 1937

Fondation du Parti du peuple algérien (PPA)

Messali Hadj, président de l’ENA interdite, fonda le PPA. Le parti défend aussitôt l’indépendance. En 1939, il est dissous et passe dans la clandestinité. Il retrouve la légalité en octobre 1946, sous le sigle MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques).

08 mai 1945

Massacres de Sétif, Guelma et Kherrata

Des manifestations indépendantistes, qui ont eu lieu le même jour que la capitulation de l’Allemagne nazie marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont été violemment réprimées par l’armée française. Le nombre des victimes est estimé à 45 000 personnes.

18 février 1947

Création de l’Organisation spéciale (OS)

Lors du Congrès national du PPA-MTLD, les 15 et 16 février 1947, l’aile légaliste impose l’option de la participation aux élections. En concession, elle accorde à l’aile radicale la création d’une organisation paramilitaire clandestine pour préparer la lutte armée.

04 et 12 avril 1948

Élections à la Naegelen

Marcel-Edmond Naegelen, gouverneur général de l’Algérie entre 1948 et 1951, a organisé une fraude massive lors des élections du second collège de l’Assemblée algérienne. Cette triche se répéta en 1951 et 1954. Cela a sonné le glas de l’illusion électoraliste.

1er novembre 1954 

Déclenchement de de la Guerre de libération nationale

Une série d’attentats vise les intérêts français en Algérie, le même jour, surnommé la « Toussaint rouge ». Les attaques sont revendiquées par une nouvelle organisation, le Front de libération nationale (FLN), à travers la « Déclaration du 1er novembre 1954 ».

20 août 1955 

Attaques du Nord-Constantinois

L’ALN (Armée de libération nationale), bras armé du FLN, mène une grande offensive pour desserrer l’étau sur la Révolution algérienne dans la région Aurès-Nememcha, assiégée par l’armée coloniale. Celle-ci se venge par le massacre de milliers de civils.

19 mai 1956

Grève des étudiants

À l’appel du FLN, les étudiants algériens, en Algérie et à l’étranger, ont organisé une grève illimitée et rejoint la lutte armée pour l’indépendance.

20 août 1956

Congrès de la Soummam  

Ce congrès clandestin du FLN a structuré la lutte armée et jeté les fondements du futur Etat algérien. Il a divisé le pays en six régions militaires (wilayas) et créé une sorte de capitale, en l’occurrence la Zone autonome d’Alger. Il a doté aussi la révolution de nouveaux organes dirigeants : le Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA) et le Comité de coordination et d’exécution (CCE).

28 janvier-04 février 1957

Grève des 8 jours

Le CCE organise une grève générale, largement suivie sur l’ensemble du territoire algérien, pour montrer le soutien populaire à l’action révolutionnaire. Cet événement d’envergure a contribué à ce que l’ONU inscrive la question algérienne à l’ordre du jour de sa 11e Assemblée générale.

07 janvier – 9 octobre 1957

Bataille d’Alger

Dans une tentative désespérée de mettre un terme aux actions armées du FLN-ALN à Alger, le pouvoir civil colonial a délégué tous les pouvoirs au général Jacques Massu, commandant de la 10e division parachutiste. Celle-ci fera recours massivement à la torture.

13 avril 1958

Création de l’équipe de football du FLN

Composé essentiellement de joueurs professionnels algériens évoluant dans le championnat français, dont certains étaient qualifiés en Coupe du monde avec l’équipe de France, le « onze de l’indépendance » devient l’ambassadeur sportif de la révolution algérienne.

13 mai 1958

Putsch d’Alger

Des généraux en poste à Alger, défenseurs acharnés de l’« Algérie française », organisent un coup d’Etat. Le général Charles de Gaulle est rappelé au pouvoir, le 1er juin 1958.

19 septembre 1958

Proclamation du GPRA

La création du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) a été annoncée officiellement par son premier président, Ferhat Abbas, depuis le Caire.

24 janvier – 1er février 1960

Semaine des barricades

Des partisans extrémistes de l’Algérie française organisent un mouvement insurrectionnel dans les rues d’Alger, qui fait plusieurs morts. 

13 février 1960

Début des essais nucléaires au Sahara

La France devient officiellement une puissance nucléaire avec le succès de la première détonation, baptisée Gerboise bleue. Les essais se poursuivront jusqu’à 1966. Cela s’est fait au prix d’un vrai scandale sanitaire, dont les conséquences sont toujours perceptibles.

11 décembre 1960

Manifestations contre la « troisième voie »

En visite à Alger pour proposer une solution de « troisième voie » à la crise algérienne, le général de Gaulle a été confronté à d’importantes manifestations, organisées par le FLN, qui ne revendiquaient rien que l’autodétermination et l’indépendance. Le 20 décembre, la 15ème session de l’Assemblée générale de l’ONU a adopté une résolution dans ce sens.

8 janvier 1961

Référendum sur l’autodétermination de l’Algérie

Décidé par le général de Gaulle, ce scrutin a ouvert la voie à l’indépendance de l’Algérie. 75% des électeurs français ont approuvé le projet d’autodétermination du peuple algérien.

11 février 1961

Création de l’Organisation de l’armée secrète (OAS)

L’OAS est un groupe terroriste d’extrême-droite. Ses différentes branches commettront plusieurs attentats et exactions pour défendre, en vain, la présence française en Algérie.  

17 octobre 1961

La Bataille de Paris

Sous les ordres du Préfet de police de Paris, Maurice Papon, des centaines de manifestants algériens favorables à l’indépendance ont été tués. Certains sont morts noyés dans la Seine.

8 février 1962

Massacre du métro Charonne

Pour dénoncer les attentats de l’OAS et soutenir la paix en Algérie, des syndicats et des partis de gauche ont organisée une manifestation pacifique au niveau de la place de la Bastille. Or, une charge de la police au niveau du métro Charonne cause la mort d’une dizaine de victimes.

18 mars 1962

Signature des Accords d’Évian

Les négociations entre le GPRA et le gouvernement français s’achèvent par la signature d’un traité de paix et la proclamation d’un cessez-le-feu, qui entra en vigueur le lendemain, le 19 mars. Le référendum du 8 avril 1962, en France, et celui du 1er juillet 1962, en Algérie, approuvent les accords, respectivement à 91% et à 99% des votes.

28 mars 1962

Installation de l’Exécutif provisoire

Appelé aussi « Gouvernement de Rocher Noir », il s’agit d’une structure chargée de gérer les affaires courantes. Présidé par Abderrahmane Farès, cet exécutif de transition transmettra ses pouvoirs à l’Assemblée nationale constituante, le 25 septembre, et au 1er gouvernement Ahmed Ben Bella, le 27 septembre.

03 juillet 1962

Levée du drapeau algérien à Sidi Fredj

Les couleurs nationales ont été levées sur les lieux de débarquement de l’armée coloniale. Durant la cérémonie symbolique, c’est le colonel Mohand Oulhadj, chef de la wilaya III historique, qui aura l’honneur d’avoir hissé le drapeau algérien officiellement au premier jour de l’indépendance effective.

05 juillet 1962

Proclamation de l’indépendance de l’Algérie

Le GPRA proclame officiellement l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet, journée qui sera célébrée comme fête nationale. Ainsi, le peuple algérien a tourné définitivement la page de 132 ans de colonisation et pris sa revanche par rapport au 5 juillet 1830, date de la prise d’Alger par l’armée française.

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